Comparer la fiscalité française et américaine, ce n’est pas juste aligner des pourcentages d’impôt sur le revenu et trancher en une phrase qui paie « le moins ». Entre un système français très centralisé, avec une part importante de cotisations sociales, et un paysage fiscal américain éclaté entre niveau fédéral, États et local, la réalité est plus nuancée. Un salarié moyen avec deux enfants en France ne vit pas la même chose qu’un couple installé au Texas, et un entrepreneur web basé à Paris n’a pas du tout les mêmes arbitrages qu’un créateur de LLC en Floride. La question clé n’est donc pas seulement le taux affiché, mais la charge fiscale globale, les contreparties en services publics et la flexibilité pour structurer ses revenus.
Les données les plus récentes issues de l’OCDE montrent que la France affiche un niveau global de prélèvements parmi les plus élevés du monde développé, avec un taux moyen autour de 46,6 % du PIB, quand les États-Unis tournent plutôt autour de 33 %. Pourtant, quand on zoome sur une famille type avec deux enfants et un revenu moyen, la France ne se retrouve « que » vers la 16e place sur 39 pays étudiés. Le taux marginal maximal français sur l’impôt sur le revenu grimpe à environ 55 % en haut du barème, quand les États-Unis plafonnent autour de 39,6 % au fédéral, mais avec des couches additionnelles possibles au niveau des États et des comtés. Autrement dit : sur le bulletin de salaire, le choc est plus brutal en France, mais une partie de ce qui est « prélevé » revient sous forme de retraite, santé, éducation ou protection sociale.
- La France affiche une charge fiscale globale plus élevée que les États-Unis, mais finance davantage de services publics et de protection sociale.
- L’impôt sur le revenu français est fortement progressif, avec un taux marginal supérieur dépassant 50 %, mais beaucoup de ménages restent dans la moyenne de l’OCDE.
- Aux USA, trois niveaux d’impôt (fédéral, État, local) compliquent la comparaison simple : certains États n’ont pas d’impôt sur le revenu, d’autres sont plus lourds que la France pour certaines catégories.
- Pour les entrepreneurs, la structure choisie (micro-entreprise en France, LLC ou corporation aux USA) change totalement la donne sur l’imposition réelle.
- Résidence fiscale et conventions internationales déterminent où sont taxés vos revenus; mal anticiper peut mener à de la double imposition France–USA.
- La réforme fiscale américaine de 2026 et les ajustements côté français peuvent rebattre les cartes pour les créateurs de business internationaux.
- Un simulateur France vs USA reste l’outil le plus efficace pour estimer votre cas concret avant de décider d’un montage ou d’un déménagement.
Taux d’imposition France vs USA : comprendre les bases avant de comparer
Comparer les taux d’imposition France vs USA en 2026 impose d’abord de clarifier de quoi on parle exactement. L’« impôt sur le revenu » n’a pas le même poids dans chaque pays. En France, une grande partie de la charge passe par l’impôt sur le revenu et surtout par les cotisations sociales. Aux États-Unis, une part significative bascule sur les taxes à la consommation (sales tax, use tax) et sur les assurances privées pour la santé ou la retraite.
Dans les deux systèmes, le principe reste le même : tous les revenus sont additionnés à la fin de l’année – salaires, revenus de location, dividendes, intérêts, revenus d’activité indépendante – et imposés après abattements. Chaque pays applique un système de tranches progressives, avec une franchise qui protège les revenus les plus faibles et un plafond où le taux marginal maximal s’applique.
En France, ce taux marginal supérieur tourne autour de 55 %, ce qui place le pays dans le haut du panier mondial, au niveau de pays comme le Danemark ou le Japon. Dans la plupart des États membres de l’OCDE, ce plafond oscille plutôt entre 35 % et 50 %. À l’inverse, certains pays comme la Hongrie restent sous les 20 %, mais avec une protection sociale nettement moins généreuse. Côté américain, le barème fédéral comprenait déjà sept tranches, de 10 % à 39,6 %, avec un système flexible d’abattements et de déductions, notamment pour frais professionnels et charges familiales.
Cette différence de philosophie se retrouve dans la façon dont chaque pays traite un revenu « moyen ». Les données OCDE pour 2024 montraient qu’un célibataire sans enfant en France devait reverser environ 28,1 % de son revenu sous forme d’impôts et prélèvements directs, ce qui place le pays autour de la 14e place du classement considéré. Pour une famille avec deux enfants, la France se situe à la 16e place en charge globale, devant des pays plus proches culturellement comme le Canada.
Aux États-Unis, le niveau global de prélèvements obligatoires, autour de 33 % du PIB, peut laisser croire à un paradis fiscal comparé à la France. Mais cette moyenne cache un point clé : tout ce qui n’est pas payé à l’État doit souvent l’être au privé. Assurance santé, retraite complémentaire, études universitaires des enfants… la pression se déplace du bulletin de salaire vers les dépenses contraintes, ce qui change la perception du « qui paie le moins » quand on regarde l’ensemble du budget du ménage.
Pour les entrepreneurs francophones qui envisagent de créer une entreprise américaine, cette distinction est essentielle. L’avantage ne se lit pas seulement sur un taux nominal plus bas aux États-Unis. Il se lit sur la capacité à structurer ses revenus (salaire + dividendes + distributions de LLC), à optimiser la résidence fiscale, et à exploiter les dispositifs de convention entre la France et les USA.
Dernier point à intégrer : comparer un taux d’impôt sur le revenu sans inclure les cotisations sociales, les taxes locales, ni les services publics obtenus en échange donne une vision très partielle. La bonne question n’est pas « Quel pays a le taux d’impôt le plus bas ? », mais « Dans quel système un profil donné – salarié, freelance, e-commerçant, investisseur – garde le plus de marge nette pour vivre et réinvestir ? ».

Impôt sur le revenu : France vs barème fédéral américain
L’impôt sur le revenu français repose sur un barème progressif unique, appliqué après le calcul du quotient familial. Au sommet du barème, le taux marginal dépasse 50 %, mais dans les faits, la majorité des contribuables se situe sur des tranches bien inférieures. L’important est de distinguer le taux marginal affiché et le taux moyen réellement payé, souvent bien plus bas.
Aux États-Unis, le barème fédéral comprend sept tranches, commençant à 10 % pour les revenus les plus faibles et montant jusqu’à 39,6 % pour les revenus les plus élevés. Historiquement, un contribuable gagnant moins de 9 000 dollars annuels restait dans la tranche à 10 %, tandis qu’au-delà d’environ 400 000 dollars, la tranche maximale s’appliquait. Des abattements généreux pour charges de famille, intérêts d’emprunt immobilier ou contributions retraite permettent de réduire la base imposable.
À ce stade, si l’on se contente de comparer 55 % vs 39,6 %, les États-Unis semblent gagnants. Pourtant, une famille modeste ou un indépendant avec un revenu moyen peut parfois se retrouver plus prélevé dans certains États américains combinant impôt fédéral, impôt d’État élevé et taxes locales, qu’en France où une partie des charges sociales finance directement santé et retraite.
Impôt sur le revenu et charges sociales : qui paie vraiment le plus ?
Pour mesurer qui paie réellement le plus d’impôts entre France et USA, il faut intégrer la notion de charge fiscale globale. Dans tous les pays, une partie du salaire brut n’arrive jamais sur le compte bancaire, non seulement à cause de l’impôt sur le revenu, mais aussi des cotisations retraites, santé, chômage, et des contributions assimilées. L’OCDE agrège tout cela pour donner une vision plus réaliste du poids fiscal sur les ménages.
En France, les cotisations employeur et salarié représentent une part considérable du coût du travail. Dans les comparaisons internationales, ces charges sont parfois sous-estimées, car l’étude se concentre sur ce que paie le salarié lui-même et non sur ce que paie l’employeur pour lui. C’est ce qui explique que la France puisse apparaître « moyenne » sur certaines métriques alors qu’elle reste parmi les champions du prélèvement obligatoire lorsqu’on additionne tous les flux.
Dans le cas d’une famille avec deux enfants, les données OCDE montrent que la France se situe en milieu de classement sur 39 pays. Les différents abattements pour enfants, le quotient familial et certains crédits d’impôt viennent réduire la facture. Pour un célibataire sans enfant, le poids grimpe : environ 28,1 % de son revenu part à l’État, ce qui reste néanmoins loin du maximum mondial.
Aux États-Unis, la situation est plus éclatée. Sur le bulletin de salaire apparaissent les retenues pour l’impôt fédéral, la Withholding Tax (retenue à la source), les contributions de sécurité sociale (Social Security, Medicare), et éventuellement les retenues pour un plan de retraite privé ou une assurance santé. Le calcul de cette retenue prend en compte les informations déclarées sur le formulaire W-4, que le salarié remet à son employeur.
La grande différence est que, là où le système français mutualise largement retraite et santé, le système américain laisse une plus large part à l’initiative individuelle et au marché. Un salarié américain peut voir un net à payer plus élevé qu’un salarié français, tout en devant assumer ensuite des primes d’assurance santé très significatives et des contributions volontaires pour sa retraite. En fin de mois, la « marge de manœuvre réelle » peut s’avérer plus proche qu’on ne le pense.
Pour les entrepreneurs, cette mécanique est clé. Un indépendant français paie des cotisations sociales obligatoires importantes, mais est couvert pour la maladie et la retraite de base. Un entrepreneur ayant monté une LLC aux États-Unis peut bénéficier d’une imposition plus flexible et d’une meilleure optimisation des revenus, mais doit anticiper et budgéter tout ce que l’État ne prendra pas en charge.
| Profil type | France – charge globale estimée | USA – charge moyenne estimée | Remarques clés |
|---|---|---|---|
| Salarié célibataire revenu moyen | ≈ 28 % du revenu (impôts + charges salariales directes) | 20–25 % selon État (fédéral + sécurité sociale + taxes locales) | Aux USA, assurance santé souvent en plus; en France, protection intégrée. |
| Famille 2 adultes, 2 enfants, revenu moyen | 16e sur 39 pays étudiés en charge globale | Inférieure en moyenne, mais très variable selon l’État | France : plus de prestations familiales; USA : plus de marge brute, moins de filet social. |
| Entrepreneur solo (service en ligne) | Forte charge sociale mais couverture large | Charge très modulable selon structure et État | LLC ou corporation permettent d’ajuster salaire/dividendes, mais exigent une vraie stratégie. |
Ce tableau montre une réalité simple : à revenu comparable, la France prélève plus, mais offre davantage de garanties. Les États-Unis préservent davantage de liquidités à court terme, surtout dans certains États, mais renvoient la responsabilité de la protection sociale vers le particulier.
Pour un entrepreneur qui vise à développer une entreprise internationale depuis les États-Unis, cette marge nette supplémentaire peut être décisive pour réinvestir dans le business, embaucher ou tester de nouveaux marchés. À condition d’avoir vraiment calculé tout le reste : santé, retraite, éducation, risques juridiques. Le « moins d’impôts » brut ne doit jamais être l’unique critère de choix.
Fiscalité américaine en 2026 : fédéral, State tax et Local tax passés au crible
Pour comprendre pourquoi certains considèrent encore les États-Unis comme un eldorado fiscal, il faut détailler les trois étages de la fiscalité américaine : fédéral, État, local. À l’échelle du pays, la moyenne tourne autour de 33 % de prélèvements obligatoires, bien en dessous de la France. Mais le vécu fiscal d’un entrepreneur à New York n’a rien à voir avec celui d’un fondateur de startup à Austin ou Miami.
Le premier étage, c’est l’impôt fédéral sur le revenu, collecté par l’IRS. Le barème progressif comprend sept tranches, de 10 % à 39,6 %. La situation familiale joue un rôle majeur dans le calcul : célibataire, marié déclarant conjointement, chef de famille… Chaque statut génère son propre seuil pour chaque tranche. Les abattements standards et déductions détaillées viennent ensuite affiner la base imposable.
Le deuxième étage, c’est l’impôt d’État, ou State Tax. Chaque État définit son propre système : certains appliquent un barème progressif similaire au fédéral, d’autres un taux unique, et quelques-uns – comme la Floride, le Texas, l’Alaska ou le Nevada – ne prélèvent tout simplement aucun impôt sur le revenu des personnes physiques. C’est une première source d’optimisation majeure pour les entrepreneurs mobiles.
Enfin, le troisième étage concerne les impôts locaux. Il peut s’agir de taxes sur le revenu au niveau du comté ou de la ville, mais aussi de la Property Tax (sur les biens immobiliers) ou de la Sales and Use Tax. Les taux de ces taxes de consommation varient par État, par comté et même parfois par ville, et viennent s’ajouter aux prix affichés en magasin. Il n’y a pas de TVA nationale, mais l’effet sur le portefeuille du consommateur est proche.
Pour un résident américain, l’impact est direct : la perte de lisibilité est compensée par la possibilité de « choisir son État » en fonction de son activité. Pour un entrepreneur francophone qui envisage de s’installer ou de structurer son business en ligne depuis les USA, l’arbitrage d’implantation devient une décision stratégique à part entière.
La perspective de la réforme fiscale américaine de 2026 renforce cette nécessité d’anticipation. Entre ajustements des tranches fédérales, possibles modifications d’abattements et pressions budgétaires dans plusieurs États, le régime fiscal américain évolue régulièrement. Sans suivi, un montage avantageux peut le devenir beaucoup moins en quelques années.
Withholding Tax et retenue à la source aux USA
Un autre point surprend souvent les Français : aux États-Unis, l’impôt sur le revenu est massivement collecté à la source via la Withholding Tax. L’employeur retient une partie du salaire, la reverse à l’IRS et aux organismes de sécurité sociale, sur la base des informations fournies par le salarié dans son formulaire W-4.
Pour un salarié, la logique est simple : si le W-4 est bien rempli, le remboursement ou le complément à payer lors de la déclaration annuelle reste modeste. Pour un indépendant ou un propriétaire de LLC, le système fonctionne plutôt sur des paiements trimestriels estimés. Ne pas anticiper ces versements, c’est s’exposer à des pénalités de retard assez sévères.
Cette mécanique oblige à une discipline de trésorerie. Là où un salarié français voit son impôt sur le revenu prélevé de plus en plus à la source depuis plusieurs années, un résident américain en activité indépendante doit organiser ses paiements, souvent avec l’aide d’un comptable local. Le « moins d’impôts » sur le papier se paye par une gestion plus active et un besoin plus fort de conseil.
Entrepreneurs et sociétés : impôt sur les bénéfices France vs USA
Pour les créateurs d’entreprise, la vraie question n’est pas seulement l’impôt sur le revenu, mais l’imposition des bénéfices de société. C’est là que les différences entre la France et les États-Unis deviennent vraiment concrètes et que des opportunités apparaissent pour qui sait structurer son projet.
En France, l’impôt sur les sociétés suit un barème relativement simple, avec un taux normal et parfois des taux réduits pour les petites entreprises sur une tranche de bénéfices. S’y ajoutent les contributions sociales éventuelles, la fiscalité sur les dividendes distribués et les cotisations sur la rémunération du dirigeant. Pour un entrepreneur, l’arbitrage entre se verser un salaire ou des dividendes est permanent.
Aux États-Unis, le paysage est plus large. Une corporation (C-Corp) est imposée sur ses bénéfices au niveau fédéral à un taux fixe, puis éventuellement au niveau de l’État. Les dividendes versés aux actionnaires sont imposés à nouveau au niveau personnel. À l’inverse, une LLC peut être traitée comme une entité « transparente » (flow-through), où le bénéfice remonte directement dans la déclaration personnelle des associés, sans impôt au niveau de la structure elle-même, à moins qu’elle n’opte pour une imposition de type corporation.
Cette flexibilité de la LLC en fait un outil apprécié des entrepreneurs francophones. Elle permet de calibrer la combinaison « salaire + distributions » et de jouer finement avec la fiscalité locale, surtout dans des États sans impôt sur le revenu. Un contenu détaillé sur les avantages de cette structure est disponible dans la ressource dédiée à la fiscalité des sociétés aux USA.
Pour un entrepreneur qui opère en ligne, par exemple un consultant ou un créateur de SaaS, les arbitrages typiques incluent :
- France : société soumise à l’impôt sur les sociétés, rémunération via salaire du dirigeant et dividendes, avec des cotisations sociales importantes mais une couverture solide.
- USA : LLC imposée par transparence, revenus déclarés au niveau personnel, optimisation possible par choix d’État et stratégie de distribution.
- Montage hybride : société française facturant les clients européens et entité US pour le marché américain, avec gestion fine des flux et des marges par territoire.
Le risque majeur est de sous-estimer la complexité de la double imposition. Gérer en parallèle une imposition française et américaine sans maîtriser les règles, c’est ouvrir la porte aux redressements. Heureusement, la convention fiscale France–États-Unis et des outils dédiés comme le simulateur fiscalité France–USA permettent de visualiser les impacts avant de se lancer.
Au final, pour une société en croissance, les États-Unis offrent souvent plus de latitude pour réduire légalement le taux effectif d’imposition sur les bénéfices, à condition de bien choisir la structure (LLC, S-Corp, C-Corp) et l’État d’implantation. La France reste plus lisible, mais moins modulable. Le bon choix dépend de votre modèle économique, de votre clientèle et de votre capacité à gérer la complexité fiscale.
Résidence fiscale, convention France–USA et double imposition en pratique
Un point souvent négligé par les entrepreneurs et salariés mobiles est la résidence fiscale. Peu importe où est immatriculée la société : ce qui compte pour l’impôt sur le revenu, c’est principalement le pays où vous êtes considéré comme résident fiscal. C’est là que la comparaison France vs USA prend une dimension beaucoup plus concrète.
En France, on est généralement résident fiscal si l’on a son foyer ou son lieu de séjour principal en France, si l’on y exerce son activité principale, ou si l’on y a le centre de ses intérêts économiques. Aux États-Unis, la résidence fiscale peut découler de la possession d’une carte verte (green card) ou du respect du « substantial presence test » : un nombre de jours de présence sur le territoire calculé sur plusieurs années.
Une fois la résidence fiscale américaine acquise, la règle par défaut est claire : un résident est imposable aux États-Unis sur ses revenus mondiaux. C’est là qu’intervient la convention fiscale bilatérale, qui évite normalement qu’un même revenu soit taxé intégralement deux fois. Mais cette protection suppose de bien remplir les formulaires, de déclarer aux deux administrations et d’appliquer les crédits d’impôt ou mécanismes prévus.
Sans cette vigilance, un entrepreneur peut facilement se retrouver dans une situation où la France considère qu’il reste résident fiscal, tandis que les États-Unis le comptabilisent également comme tel. Le risque de conflit entre administrations n’est pas théorique : il existe des cas concrets de contribuables ayant dû négocier une issue après plusieurs années de déclarations mal gérées.
Pour s’éviter ce type de scénario, il est indispensable de maîtriser les bases de la résidence fiscale France–US, de connaître les clauses clés de la convention et de savoir comment documenter sa situation. Un contenu dédié à la problématique de la double imposition France–USA détaille ces points et les mécanismes de crédit d’impôt.
Sur le terrain, un entrepreneur digital type, opérant depuis un laptop entre Paris et Miami, doit répondre à quelques questions essentielles :
- Où se trouve le centre de ses intérêts économiques (clients, fournisseurs, compte bancaire, investissements) ?
- Combien de jours par an passe-t-il réellement aux États-Unis sur une période glissante de trois ans ?
- Où est domiciliée sa famille, le cas échéant ?
- Quels formulaires doit-il déposer des deux côtés (IRS et administration française) pour rester dans les clous ?
Une fois ce cadre clarifié, la comparaison « qui paie le moins en 2026 » peut être faite de façon beaucoup plus sérieuse, en s’appuyant sur ses flux de revenus réels plutôt que sur des moyennes nationales.
Pour tester des scénarios concrets – par exemple rester résident fiscal français avec une clientèle US, ou basculer sa résidence aux États-Unis tout en gardant des revenus en France – un outil comme le simulateur mentionné plus haut permet de visualiser l’impact global sur plusieurs années, pas seulement sur une année isolée.
Au bout du compte, ce n’est pas seulement le niveau de l’impôt qui compte, mais la cohérence entre votre résidence fiscale, votre structure juridique et votre projet de vie. Un montage fiscalment « performant » mais incompatible avec votre réalité quotidienne finit presque toujours par se retourner contre vous.
Qui paie globalement le plus d’impôts, France ou USA, en 2026 ?
En moyenne, la France présente un niveau de prélèvements obligatoires plus élevé que les États-Unis, autour de 46,6 % du PIB contre environ 33 % pour les USA. Mais cette moyenne ne dit pas tout : un ménage américain doit souvent financer par lui-même santé, retraite et éducation, là où une partie de ces coûts est mutualisée en France. Selon le profil (salarié, entrepreneur, investisseur) et le lieu d’implantation aux États-Unis, la charge globale peut se rapprocher davantage qu’on ne l’imagine.
Un entrepreneur français gagne-t-il toujours à créer une société aux États-Unis pour payer moins d’impôts ?
Non. Monter une structure aux États-Unis peut réduire le taux effectif d’imposition dans certains cas, surtout avec une LLC bien configurée dans un État adapté. Mais si la résidence fiscale reste en France, les revenus mondiaux peuvent continuer à être imposés en France, sous réserve de la convention fiscale. Sans stratégie claire sur la résidence fiscale, les flux de revenus et la double imposition, une société US peut compliquer la situation plutôt que la simplifier.
Les États sans impôt sur le revenu aux USA sont-ils vraiment des paradis fiscaux ?
Des États comme la Floride ou le Texas n’appliquent pas d’impôt sur le revenu des particuliers, ce qui est un avantage réel. Cependant, ils se financent autrement : property tax élevée, taxes de consommation, frais locaux. Pour un résident, le gain peut être important, surtout pour des revenus élevés, mais il faut regarder l’ensemble du coût de la vie et des services (santé, assurance, éducation) avant de conclure.
Comment éviter la double imposition entre la France et les États-Unis ?
La convention fiscale France–États-Unis prévoit des mécanismes pour éviter que le même revenu soit taxé deux fois à 100 %. En pratique, il faut déclarer les revenus dans les deux pays, appliquer les crédits d’impôt ou exemptions prévus, et s’assurer que la résidence fiscale est correctement déterminée. Des ressources spécialisées expliquent les points clés et les formulaires à utiliser, mais un accompagnement professionnel reste vivement recommandé pour les situations complexes.
Un simulateur d’impôt France vs USA peut-il vraiment aider à décider ?
Oui, un simulateur sérieux permet de tester différents scénarios de revenus, d’implantation et de structure juridique, et de donner une première estimation de la charge fiscale globale dans chaque pays. Ce n’est pas un substitut à un conseil personnalisé, mais c’est un outil puissant pour comprendre les ordres de grandeur et éviter de se laisser séduire par des idées reçues ou des promesses trop simplistes sur la fiscalité américaine.


