Simulateur d’impĂŽt sur le revenu : comparaison entre la fiscalitĂ© française et amĂ©ricaine

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Comparer la fiscalitĂ© française et amĂ©ricaine Ă  l’aide d’un simulateur d’impĂŽt sur le revenu, c’est mettre face Ă  face deux logiques radicalement diffĂ©rentes. D’un cĂŽtĂ©, un systĂšme français trĂšs encadrĂ©, avec barĂšme progressif national, quotient familial, dĂ©cote, plafonnement des niches et dĂ©sormais une contribution minimale pour les trĂšs hauts revenus. De l’autre, un environnement amĂ©ricain dĂ©centralisĂ©, oĂč l’impĂŽt fĂ©dĂ©ral s’empile avec les taxes d’État et parfois de ville, et oĂč la frontiĂšre entre impĂŽt personnel et structure d’entreprise (LLC, S-Corp, etc.) devient vite stratĂ©gique. Pour un francophone qui envisage d’ouvrir un business aux États-Unis tout en restant rĂ©sident fiscal en France, mal comprendre ces deux mĂ©caniques peut coĂ»ter cher, en trĂ©sorerie comme en conformitĂ©.

Ce comparatif ne vise pas Ă  vendre un “paradis fiscal” d’un cĂŽtĂ© ou de l’autre, mais Ă  poser les chiffres et les rĂšgles. Comment fonctionne rĂ©ellement le barĂšme progressif français 2025 sur les revenus 2024 ? Que change le quotient familial pour un foyer avec enfants ? Comment se positionnent les tranches d’impĂŽt fĂ©dĂ©ral US Ă  revenu Ă©quivalent ? Et surtout : quel est l’intĂ©rĂȘt concret d’utiliser un simulateur d’impĂŽt sur le revenu pour arbitrer entre rĂ©munĂ©ration en France, dividendes d’une LLC amĂ©ricaine, ou salaires versĂ©s par une structure aux États-Unis ? À travers des exemples chiffrĂ©s, le cas d’un personnage type et des scĂ©narios rĂ©alistes, l’objectif est d’aider Ă  comprendre avant d’agir, sans jargon inutile, mais sans simplification trompeuse.

En bref

  • France : barĂšme national progressif 2025, actualisĂ© pour l’inflation, avec tranches de 0 % Ă  45 % et introduction d’une contribution minimale de 20 % pour les trĂšs hauts revenus (CDHR).
  • États-Unis : impĂŽt fĂ©dĂ©ral par tranches + Ă©ventuelles taxes d’État et locales, avec un poids majeur des dĂ©ductions, crĂ©dits et choix de structure (LLC, S-Corp, C-Corp).
  • Quotient familial français : mĂ©canisme clĂ© pour les foyers avec enfants, mais plafonnĂ© (1 794 € par demi-part en 2025), Ă  intĂ©grer impĂ©rativement dans toute simulation.
  • Simulateurs d’impĂŽt : outils indispensables pour gĂ©rer dĂ©cote, plafonds, contributions sur hauts revenus et Ă©carts entre prĂ©lĂšvement Ă  la source et impĂŽt dĂ©finitif.
  • Entrepreneurs : la comparaison France/USA doit se faire chiffres en main, en intĂ©grant la convention fiscale France–États-Unis et la question du pays de rĂ©sidence fiscale.

Simulateur d’impĂŽt sur le revenu en France 2025 : barĂšme progressif, dĂ©cote et contribution minimale

Pour maĂźtriser sa fiscalitĂ© en France, impossible d’ignorer le barĂšme progressif de l’impĂŽt sur le revenu 2025 (revenus 2024). Beaucoup imaginent encore qu’en “passant une tranche”, tout le revenu est imposĂ© au taux le plus haut. Ce n’est pas le cas. Le revenu net imposable est dĂ©coupĂ© par Ă©tapes, chaque fraction Ă©tant taxĂ©e Ă  un taux prĂ©cis. C’est ce dĂ©coupage que les simulateurs officiels et privĂ©s reproduisent pour vous Ă©viter les erreurs de calcul.

Les tranches 2025 ont Ă©tĂ© relevĂ©es pour suivre l’inflation, ce qui Ă©vite en thĂ©orie qu’une simple augmentation de salaire nominal, sans gain de pouvoir d’achat rĂ©el, ne fasse bondir l’impĂŽt. La premiĂšre tranche, jusqu’à environ 11 497 € par part, reste Ă  0 %. La fraction suivante, entre 11 497 € et 29 315 €, est taxĂ©e Ă  11 %, puis 30 % entre 29 316 € et 83 823 €, 41 % entre 83 823 € et 180 294 €, et enfin 45 % au-delĂ .

Pour comprendre ce que cela donne dans la vraie vie, imaginez un salariĂ©, Paul, qui dĂ©clare 35 000 € de revenus nets imposables pour une part. Sans simulateur, le calcul se fait tranche aprĂšs tranche. Une premiĂšre partie Ă  0 %, une seconde Ă  11 %, puis le reste Ă  30 %. On arrive rapidement Ă  un impĂŽt brut d’environ 3 700–3 800 €. Ce n’est pas 30 % de 35 000 €, mais une moyenne pondĂ©rĂ©e de plusieurs taux. Les simulateurs en ligne reproduisent ce mĂ©canisme Ă  l’euro prĂšs, en intĂ©grant automatiquement les ajustements de seuils.

À ce barĂšme s’ajoute la dĂ©cote, un dispositif qui rĂ©duit l’impĂŽt des foyers modestes quand l’impĂŽt brut reste en dessous d’un certain seuil. Sans outil, il faut jongler avec des formules compliquĂ©es. Avec un simulateur complet, la dĂ©cote se dĂ©clenche d’elle-mĂȘme si les conditions sont remplies. C’est prĂ©cisĂ©ment ce genre de dĂ©tail qui fait la diffĂ©rence entre une estimation “à la louche” et une vraie base de dĂ©cision budgĂ©taire.

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Autre point sensible, le plafonnement des niches fiscales. Le total des principaux avantages fiscaux (rĂ©ductions et crĂ©dits d’impĂŽt, hors quelques exceptions) ne peut pas dĂ©passer un plafond annuel global. Si un contribuable mise tout sur les dĂ©fiscalisations immobiliĂšres, les dons ou certains investissements, mais ne simule pas l’impact du plafonnement, il peut se retrouver avec une facture plus Ă©levĂ©e que prĂ©vu. Un simulateur sĂ©rieux tient compte de ce plafonnement et ajuste automatiquement le montant des rĂ©ductions retenues.

Depuis 2025, les trĂšs hauts revenus sont en plus visĂ©s par la contribution diffĂ©rentielle sur les hauts revenus (CDHR). Si le revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence dĂ©passe 250 000 € pour un cĂ©libataire ou 500 000 € pour un couple, le systĂšme garantit un taux d’imposition minimal de 20 %. En clair, mĂȘme avec un usage intensif de niches fiscales, l’impĂŽt final ne peut plus descendre sous cette barre. Les simulateurs officiels proposent dĂ©sormais un module dĂ©diĂ© permettant de vĂ©rifier si cette contribution supplĂ©mentaire s’applique et, le cas Ă©chĂ©ant, d’en estimer le montant.

Pour un entrepreneur qui envisage de diversifier ses sources de revenus (salaires, dividendes, revenus fonciers, BIC/BNC), ces dispositifs cumulĂ©s rendent le calcul manuel illusoire. La dĂ©cote, le quotient familial, le plafonnement des avantages et la CDHR s’entremĂȘlent. Un simulateur France sĂ©rieux devient alors plus qu’un gadget : c’est un outil de pilotage pour Ă©viter les mauvaises surprises, surtout quand les projets s’ouvrent Ă  l’international.

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Quotient familial, plafonds et simulateur : l’arme secrùte des foyers français

L’une des grandes spĂ©cificitĂ©s françaises, souvent incomprise Ă  l’étranger, est le quotient familial. LĂ  oĂč la plupart des pays taxent au niveau de la personne, la France calcule l’impĂŽt Ă  l’échelle du foyer. Le revenu global est divisĂ© par un nombre de parts fiscales, dĂ©terminĂ© par la situation de famille et le nombre d’enfants. Ce mĂ©canisme adoucit la progressivitĂ© pour les mĂ©nages avec plusieurs personnes Ă  charge.

Reprenons Paul, mais cette fois avec un foyer : mariĂ©, deux enfants, toujours 35 000 € de revenus imposables. Au lieu d’une part, le foyer bĂ©nĂ©ficie de 3 parts. Le revenu par part tombe alors autour de 11 667 €. Une partie reste Ă  0 %, seule une petite fraction passe Ă  11 %. AprĂšs application du barĂšme sur ce revenu “par part”, on remultiplie par le nombre de parts. RĂ©sultat : un impĂŽt qui chute Ă  un peu plus de 100 €, alors que le mĂȘme revenu pour un cĂ©libataire dĂ©passait les 3 700 €. Sans simulateur, il est trĂšs facile de sous-estimer cet effet de levier.

Ce systĂšme n’est toutefois pas sans limite. L’avantage procurĂ© par chaque demi-part supplĂ©mentaire est plafonnĂ©. En 2025, une demi-part au-delĂ  de la structure de base du foyer ne peut pas rĂ©duire l’impĂŽt de plus de 1 794 €. C’est ici que les simulateurs modernes font la diffĂ©rence : ils comparent deux scĂ©narios, avec et sans plafonnement, et retiennent automatiquement le moins favorable pour le contribuable, comme le prĂ©voit la loi. Pour un foyer avec plusieurs enfants ou personnes Ă  charge, cette mĂ©canique change totalement la stratĂ©gie fiscale.

Dans la pratique, beaucoup de francophones sous-utilisent ces simulateurs. Ils se contentent de regarder leur prĂ©lĂšvement Ă  la source mensuel, sans vĂ©rifier si le taux est encore adaptĂ© Ă  leurs revenus rĂ©els de l’annĂ©e. Or, dĂšs qu’un membre du foyer modifie sa rĂ©munĂ©ration, dĂ©bute une activitĂ© freelance ou touche des revenus locatifs, le taux “par dĂ©faut” devient obsolĂšte. Une simulation rapide permet de recalibrer le taux, d’éviter une rĂ©gularisation douloureuse en fin d’annĂ©e, et d’anticiper une Ă©ventuelle trĂ©sorerie Ă  mettre de cĂŽtĂ©.

Pour clarifier l’impact combinĂ© du barĂšme, du quotient familial et de la CDHR, le tableau ci-dessous donne un aperçu simplifiĂ© pour diffĂ©rents profils, en supposant des revenus stables et sans autres variables complexes :

Profil Revenu net imposable Parts fiscales ImpÎt estimé avant niches Observations clés
CĂ©libataire salariĂ© 35 000 € 1 ≈ 3 700–3 800 € BarĂšme progressif plein, pas de dĂ©cote, pas de CDHR
Couple mariĂ© + 2 enfants 35 000 € 3 ≈ 100–150 € Effet trĂšs fort du quotient familial, dans les tranches basses
CĂ©libataire haut revenu 280 000 € 1 > 56 000 € Application probable de la CDHR, taux minimal global 20 %

Ce tableau reste schĂ©matique, mais il montre une chose simple : sans simulateur, difficile d’anticiper l’atterrissage fiscal. Pour un cadre ou un entrepreneur qui pense dĂ©jĂ  Ă  crĂ©er une LLC aux États-Unis, cette Ă©tape en France est non nĂ©gociable. Il faut d’abord savoir oĂč l’on se situe dans le systĂšme national avant de comparer avec l’étranger. Comprendre son impĂŽt français, c’est poser une base solide pour toute stratĂ©gie internationale.

FiscalitĂ© amĂ©ricaine du revenu : tranches fĂ©dĂ©rales, États et logique “business first”

Face au modĂšle français, la fiscalitĂ© amĂ©ricaine du revenu joue une partition diffĂ©rente. Le cƓur du systĂšme reste un barĂšme fĂ©dĂ©ral progressif par tranches, mais il s’empile avec des impĂŽts d’État (California, New York, etc.) et parfois locaux. Certains États, comme le Texas ou la Floride, n’appliquent pas d’impĂŽt sur le revenu des personnes physiques, mais taxent ailleurs : consommation, immobilier, frais administratifs, etc. C’est cette diversitĂ© qui attire beaucoup d’entrepreneurs, tout en compliquant les simulations.

  Les conventions fiscales entre la France et les États-Unis expliquĂ©es simplement

Un rĂ©sident amĂ©ricain va en gĂ©nĂ©ral commencer par un simulateur d’impĂŽt fĂ©dĂ©ral (IRS ou outils privĂ©s), puis ajouter un module spĂ©cifique pour son État. Les tranches fĂ©dĂ©rales restent comparables Ă  l’Europe en structure : plusieurs paliers, taux croissants, mais avec une importance accrue des dĂ©ductions standard ou dĂ©taillĂ©es, des crĂ©dits d’impĂŽt et du statut de dĂ©claration (single, married filing jointly, etc.). LĂ  encore, impossible de s’en sortir proprement sans un minimum de calcul automatisĂ©.

La grande diffĂ©rence pour les entrepreneurs, c’est le lien entre revenu personnel et structure juridique. Une LLC Ă  un seul associĂ© peut ĂȘtre traitĂ©e comme une “disregarded entity” : ce n’est pas la sociĂ©tĂ© qui paie l’impĂŽt, mais la personne, via une remontĂ©e des bĂ©nĂ©fices sur sa dĂ©claration individuelle. Une S-Corp, elle, permet d’optimiser la part salaire / dividendes pour rĂ©duire certaines charges sociales amĂ©ricaines. Une C-Corp, enfin, est imposĂ©e en propre, avec une logique d’impĂŽt sur les sociĂ©tĂ©s, puis Ă©ventuellement une seconde imposition sur les dividendes. Chacun de ces choix change radicalement la base de calcul du simulateur d’impĂŽt US.

Pour un francophone qui reste rĂ©sident fiscal en France mais crĂ©e une LLC aux États-Unis, la confusion peut vite s’installer. En droit amĂ©ricain, le revenu remonte parfois directement vers la personne. En droit français, ce mĂȘme revenu peut ĂȘtre taxĂ© comme des bĂ©nĂ©fices de source Ă©trangĂšre, selon la convention fiscale France–États-Unis. Un simulateur cĂŽtĂ© US permet d’estimer l’impĂŽt amĂ©ricain thĂ©orique. Ensuite, un simulateur français vient ajuster, en tenant compte des rĂšgles de non double-imposition et des crĂ©dits d’impĂŽt. Sans cette double simulation, la structure “optimisĂ©e” sur le papier peut en rĂ©alitĂ© dĂ©grader la marge nette.

Autre point Ă  garder en tĂȘte : la transparence de l’IRS. Le fisc amĂ©ricain a la rĂ©putation d’ĂȘtre strict, mais aussi prĂ©visible, Ă  condition de respecter les rĂšgles. Les simulateurs IRS, mis Ă  jour chaque annĂ©e, intĂšgrent rapidement les nouvelles lois votĂ©es par le CongrĂšs. Quand le gouvernement ajuste les tranches, modifie des crĂ©dits d’impĂŽt ou revoit les dĂ©ductions standard, les outils sont adaptĂ©s. L’entrepreneur qui suit ces Ă©volutions sĂ©rieusement peut aligner sa stratĂ©gie de distribution de revenus (salaire, distributions, bonus) sur ces paramĂštres.

En rĂ©sumĂ©, lĂ  oĂč la France joue beaucoup sur la notion de foyer et de parts, les États-Unis privilĂ©gient le statut fiscal individuel et la structure de l’entreprise. Comprendre ces deux philosophies permet d’utiliser les simulateurs non comme des boĂźtes noires, mais comme de vrais tableaux de bord pour arbitrer entre rĂ©munĂ©ration, investissement et dĂ©veloppement du business.

Comparer France et États-Unis avec un simulateur : scĂ©narios concrets pour entrepreneurs francophones

Pour un crĂ©ateur d’entreprise francophone, la question n’est pas “oĂč payer le moins d’impĂŽts”, mais oĂč structurer le revenu pour garder une marge saine, rester en rĂšgle et pouvoir se dĂ©velopper. Un bon simulateur d’impĂŽt sur le revenu devient alors un outil de comparaison entre la fiscalitĂ© française et la fiscalitĂ© amĂ©ricaine. La clĂ©, c’est de raisonner en scĂ©narios concrets, pas en promesses abstraites.

Imaginez une entrepreneure, Claire, rĂ©sidente fiscale en France, qui gĂ©nĂšre 120 000 € de bĂ©nĂ©fices annuels grĂące Ă  un business en ligne tournĂ© vers le marchĂ© US. PremiĂšre option : tout dĂ©clarer comme bĂ©nĂ©fices en France (BNC/BIC), aprĂšs charges, puis simuler l’impĂŽt français avec le barĂšme 2025, le quotient familial (si elle a une famille) et les Ă©ventuelles niches. DeuxiĂšme option : crĂ©er une LLC aux États-Unis, facturer via cette structure, puis se verser une partie des profits. Dans ce cas, il faut simuler l’impĂŽt aux États-Unis (selon l’État choisi), puis la remontĂ©e de ces revenus en France.

Sans simulateurs des deux cĂŽtĂ©s, impossible de savoir si la promesse de “payer moins d’impĂŽts aux USA” tient rĂ©ellement. Il faut intĂ©grer la convention fiscale, les crĂ©dits d’impĂŽt pour Ă©viter la double imposition, mais aussi des coĂ»ts non fiscaux : comptabilitĂ© US, frais bancaires, compliance locale, Ă©ventuels coĂ»ts de visa si l’entrepreneure envisage une prĂ©sence sur place. Le simulateur français donne une photo claire de la situation “full France”. Le simulateur amĂ©ricain pose la base de la situation “hybride”. L’arbitrage se fait ensuite sur chiffres, pas sur fantasmes.

Pour structurer cette rĂ©flexion, il est utile de se poser quelques questions clĂ©s avant de se lancer :

  • OĂč se situe la rĂ©sidence fiscale principale ? Tant que le centre de vie reste en France, l’impĂŽt français sur le revenu continuera de jouer un rĂŽle majeur.
  • Quel type de revenus domine ? Salaires, dividendes, revenus locatifs, royalties ? Les traitements diffĂšrent fortement entre France et États-Unis.
  • Quel niveau de revenus cible ? Les mĂ©canismes comme la CDHR française ou certains surtaxes amĂ©ricaines ne concernent qu’au-delĂ  de seuils Ă©levĂ©s.
  • Quel horizon de temps ? Une structure aux USA a du sens sur plusieurs annĂ©es. Pour un projet court, la complexitĂ© peut dĂ©passer le gain.
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Une fois ces points clarifiĂ©s, les simulateurs deviennent des bancs d’essai. On modifie le niveau de rĂ©munĂ©ration, le mix salaire / dividendes, le choix de l’État amĂ©ricain, et on observe l’impact sur l’impĂŽt. Certains entrepreneurs dĂ©couvrent ainsi qu’une simple optimisation du taux de prĂ©lĂšvement Ă  la source en France et une meilleure utilisation du quotient familial apportent dĂ©jĂ  un gain significatif, sans qu’il soit nĂ©cessaire d’ouvrir immĂ©diatement une structure Ă  l’étranger.

L’objectif n’est pas d’opposer les deux pays, mais de construire une stratĂ©gie cohĂ©rente. Un simulateur d’impĂŽt bien utilisĂ© permet d’éviter de copier un montage vu sur un forum ou une vidĂ©o YouTube, sans vĂ©rifier s’il s’applique vraiment Ă  sa situation personnelle. La fiscalitĂ© n’est pas un “hack”, c’est une architecture Ă  calibrer sur son modĂšle Ă©conomique rĂ©el.

Pourquoi les simulateurs d’impĂŽt sur le revenu deviennent incontournables pour piloter trĂ©sorerie et conformitĂ©

Au-delĂ  des comparaisons France/USA, le vĂ©ritable enjeu des simulateurs d’impĂŽt sur le revenu est la gestion de trĂ©sorerie. En France, le prĂ©lĂšvement Ă  la source a changĂ© le paysage : l’impĂŽt n’arrive plus d’un bloc un an plus tard, il mord chaque mois sur les salaires et certains revenus. Pourtant, les rĂ©gularisations de septembre restent parfois violentes pour les contribuables qui ont vu leurs revenus augmenter ou se diversifier sans ajuster leur taux Ă  temps.

Simuler son impĂŽt, c’est pouvoir estimer le solde Ă  payer ou le remboursement Ă  venir. Pour un indĂ©pendant ou un dirigeant, cette information est cruciale. Cela permet d’anticiper un besoin de trĂ©sorerie, de lisser les distributions de dividendes, ou de programmer des investissements au bon moment. L’administration fiscale française permet d’ailleurs de modifier son taux de prĂ©lĂšvement en cours d’annĂ©e, Ă  condition d’avoir une estimation crĂ©dible. Le simulateur devient alors le premier outil avant de toucher au paramĂštre fiscal dans son espace en ligne.

Autre intĂ©rĂȘt, souvent sous-estimé : le contrĂŽle de cohĂ©rence. Quand les relevĂ©s bancaires affichent diffĂ©rents prĂ©lĂšvements – impĂŽt, cotisations sociales, frais divers – la confusion peut vite s’installer. Identifier correctement ce qui relĂšve de l’impĂŽt (prĂ©lĂšvement Ă  la source, acomptes, rĂ©gularisation) et ce qui relĂšve d’autres crĂ©ances Ă©vite des inquiĂ©tudes inutiles et permet de dialoguer avec sa banque ou son comptable sur une base factuelle.

Pour les trĂšs hauts revenus, la simulation prend encore une autre dimension. La contribution diffĂ©rentielle sur les hauts revenus impose dĂ©sormais un taux minimal de 20 %. Un dirigeant qui cumule salaires, revenus fonciers et dividendes importants ne peut plus se contenter d’un simple calcul “barĂšme – niches = impĂŽt”. Il doit ajouter une Ă©tape : vĂ©rifier si le taux global d’imposition atteint ce plancher. Les simulateurs intĂšgrent cette couche supplĂ©mentaire et indiquent le complĂ©ment Ă©ventuel Ă  payer. Sans cette information, des montages patrimoniaux sophistiquĂ©s peuvent s’avĂ©rer moins efficaces qu’attendu.

Enfin, la simulation permet de sĂ©curiser sa position face au fisc. En France comme aux États-Unis, les administrations regardent de prĂšs les incohĂ©rences rĂ©pĂ©tĂ©es entre revenus dĂ©clarĂ©s, impĂŽts dus et prĂ©lĂšvements rĂ©alisĂ©s. Utiliser chaque annĂ©e un simulateur sĂ©rieux, archiver les rĂ©sultats et s’y rĂ©fĂ©rer lors de la dĂ©claration, c’est construire un historique cohĂ©rent. En cas de contrĂŽle, cela montre que le contribuable a cherchĂ© Ă  ĂȘtre rigoureux, pas Ă  jouer avec les rĂšgles.

Dans un monde oĂč les revenus deviennent plus hybrides (salariat, freelancing, business en ligne, investissements internationaux), s’appuyer uniquement sur son bulletin de salaire ou sur son relevĂ© bancaire n’est plus suffisant. Le simulateur est la passerelle entre chiffres bruts et dĂ©cisions Ă©clairĂ©es, en France comme aux États-Unis.

Quels revenus inclure dans un simulateur d’impît français pour 2025 ?

Il faut intĂ©grer l’ensemble des revenus nets imposables perçus en 2024 : salaires, pensions, revenus fonciers, bĂ©nĂ©fices industriels et commerciaux (BIC), bĂ©nĂ©fices non commerciaux (BNC), revenus de capitaux mobiliers (dividendes, intĂ©rĂȘts), plus-values imposables le cas Ă©chĂ©ant. Les simulateurs les plus complets permettent aussi de saisir certaines charges dĂ©ductibles (pensions alimentaires, frais rĂ©els, etc.) afin d’affiner le revenu net imposable.

Comment le plafonnement du quotient familial impacte-t-il le résultat ?

Le quotient familial rĂ©duit l’impĂŽt en divisant le revenu par un nombre de parts, mais cet avantage est limitĂ©. En 2025, chaque demi-part supplĂ©mentaire au-delĂ  de la configuration de base ne peut pas diminuer l’impĂŽt de plus de 1 794 €. Si le calcul thĂ©orique donne un avantage plus Ă©levĂ©, le simulateur applique automatiquement ce plafond, ce qui augmente mĂ©caniquement l’impĂŽt final par rapport Ă  un calcul sans plafonnement.

Un simulateur prend-il en compte la contribution sur les hauts revenus (CDHR) ?

Les simulateurs d’impĂŽt sur le revenu les plus Ă  jour intĂšgrent dĂ©sormais la contribution diffĂ©rentielle sur les hauts revenus. Si votre revenu fiscal de rĂ©fĂ©rence dĂ©passe 250 000 € pour une part (ou 500 000 € pour un couple), l’outil vĂ©rifie si votre impĂŽt global atteint au moins 20 % de ce revenu. Si ce n’est pas le cas, il calcule un complĂ©ment de contribution pour atteindre ce seuil minimal.

Pourquoi le montant simulé diffÚre-t-il du prélÚvement à la source ?

Le prĂ©lĂšvement Ă  la source repose sur un taux calculĂ© Ă  partir de vos revenus passĂ©s (N-1 ou N-2). Le simulateur, lui, se base sur vos revenus rĂ©els de 2024. Si vos revenus ont augmentĂ©, diminuĂ© ou changĂ© de nature (par exemple ajout de revenus locatifs ou de dividendes), le montant dĂ©finitif d’impĂŽt peut s’éloigner de la somme prĂ©levĂ©e mensuellement. La diffĂ©rence apparaĂźtra sous forme de solde Ă  payer ou de remboursement lors de la rĂ©gularisation.

Un simulateur peut-il aider à choisir entre rémunération en France ou via une société américaine ?

Oui, Ă  condition de procĂ©der en deux temps. Il faut d’abord simuler l’impĂŽt dĂ» dans le pays de la source des revenus (par exemple aux États-Unis, en fonction de la structure choisie et de l’État d’implantation), puis simuler l’impĂŽt français en intĂ©grant la convention fiscale France–États-Unis et les crĂ©dits d’impĂŽt prĂ©vus. En comparant plusieurs scĂ©narios (tout en France, partie via une LLC amĂ©ricaine, mix salaire/dividendes), on obtient une vision chiffrĂ©e permettant de trancher de maniĂšre rationnelle.

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