LLC aux États-Unis : le statut préféré des entrepreneurs étrangers expliqué simplement

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Beaucoup d’entrepreneurs francophones ont entendu parler de la LLC aux États-Unis comme d’un sésame vers le business international, les paiements en dollars et une fiscalité plus lisible. Le problème, c’est que derrière les promesses simplistes, la réalité repose sur des règles très concrètes : choix de l’État, fiscalité, obligations de déclaration, liens avec la France. Une LLC américaine peut devenir un levier puissant pour un freelance, un e-commerçant ou un investisseur, mais seulement si sa structure est pensée avec méthode, pas copiée sur un modèle trouvé sur un forum.

Ce contenu décortique pourquoi la LLC est devenue le statut préféré des entrepreneurs étrangers, ce qu’elle permet vraiment, ce qu’elle ne fera jamais pour vous, et comment l’utiliser sans se mettre en danger avec l’IRS ou l’administration française. On y trouve une vision pragmatique : la LLC comme outil pour encaisser via Stripe US, vendre sur Amazon ou structurer des investissements, tout en restant carré côté impôts et conformité. Le but est simple : que chaque lecteur comprenne les implications avant de signer des statuts ou de sortir sa carte bancaire pour une “création express”.

En bref

  • La LLC amĂ©ricaine combine responsabilitĂ© limitĂ©e, simplicitĂ© de gestion et forte flexibilitĂ© fiscale, ce qui en fait la structure de rĂ©fĂ©rence pour les non-rĂ©sidents.
  • Une LLC peut ĂŞtre gĂ©rĂ©e Ă  distance, sans visa ni prĂ©sence physique aux États-Unis, ce qui la rend accessible aux freelances et entrepreneurs basĂ©s en Europe, en Afrique ou ailleurs.
  • Dans certains cas, avec une bonne structuration, les revenus d’une LLC dĂ©tenue par des non-rĂ©sidents peuvent ĂŞtre non imposables aux USA et uniquement taxĂ©s dans le pays de rĂ©sidence.
  • Le choix de l’État (Wyoming, Delaware, Nouveau-Mexique, etc.) impacte les coĂ»ts, la confidentialitĂ©, la protection des actifs et la perception par les partenaires.
  • Les obligations dĂ©claratives (IRS, formulaires, dĂ©clarations BOI au FinCEN) sont indispensables : les oublier peut coĂ»ter plus cher que la crĂ©ation de la sociĂ©tĂ©.
  • Une LLC mal utilisĂ©e – par exemple pour facturer des clients amĂ©ricains sans accompagnement fiscal – peut aboutir Ă  une imposition surprise et Ă  des pĂ©nalitĂ©s.

LLC aux États-Unis : définition concrète et raisons de son succès auprès des étrangers

La LLC (Limited Liability Company) aux États-Unis est une structure hybride qui mélange deux mondes : la flexibilité d’une entreprise individuelle ou d’une société de personnes, et la protection d’une société de capitaux. En clair, elle vise à séparer votre patrimoine personnel des risques de votre activité, tout en conservant une fiscalité plus simple et modulable. C’est cette combinaison qui attire autant les entrepreneurs étrangers.

Pour comprendre son intérêt, prenez le cas d’un consultant web francophone qui facture des clients en Europe, en Amérique du Nord et en Asie. S’il facture en nom propre depuis son pays de résidence, il peut vite se retrouver limité par les processeurs de paiement, les banques et la perception de ses clients. En utilisant une LLC basée dans un État adapté, il obtient un numéro EIN, un compte bancaire en dollars et une structure lisible pour les plateformes internationales, sans avoir besoin de venir physiquement sur place.

Sur le plan juridique, la LLC repose sur quelques éléments clés. D’abord, les membres (les propriétaires) ne sont en principe responsables qu’à hauteur de ce qu’ils ont investi. Si la société accumule des dettes ou est attaquée en justice, les biens personnels (logement, compte perso, véhicule) sont théoriquement protégés, tant que la frontière entre vie perso et pro est respectée. Ensuite, la LLC permet une structuration souple : un seul membre ou plusieurs, répartition des parts libre, gouvernance personnalisée via l’Operating Agreement.

Autre aspect central : la fiscalité de la LLC. Par défaut, l’administration américaine considère une LLC à un seul membre comme une entité “ignorée” fiscalement (disregarded entity) et une LLC avec plusieurs membres comme un partnership. Dans les deux cas, le principe dominant est celui de la “pass-through taxation” : les bénéfices remontent chez les associés, qui les déclarent dans leur propre pays de résidence. Ce point est crucial pour les étrangers, car cela peut éviter une double imposition à condition de respecter les règles et de bien articuler cela avec la fiscalité française ou d’un autre pays francophone.

Il ne faut pas non plus oublier la dimension opérationnelle. La LLC, c’est aussi un accès plus fluide à des outils comme Stripe US, PayPal Business USA, Amazon Seller ou Shopify Payments, dès lors que la structure est correctement montée. Pour un e-commerçant qui vise le marché américain ou mondial, pouvoir encaisser en dollars sans blocage et avec un compte bancaire US est un avantage stratégique concret. C’est d’ailleurs un angle largement détaillé dans des ressources comme ce guide sur les avantages de la LLC aux États-Unis.

Enfin, la LLC séduit par l’absence de capital minimum imposé au niveau fédéral. Certains États peuvent exiger un apport, mais dans la pratique, la grande majorité des créations se font avec un capital très symbolique. Pour un premier projet, cela limite la mise initiale et permet de tester un modèle sans immobiliser des dizaines de milliers de dollars. L’essentiel n’est pas le montant du capital, mais la cohérence du business model et la bonne tenue de la comptabilité.

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Résultat : la LLC est devenue le statut de référence pour les non-résidents qui veulent une structure sérieuse, compatible avec les standards américains, sans se noyer dans la complexité d’une corporation classique. Le piège, c’est de la voir comme un “bouclier magique” qui réglerait tout : dans la réalité, c’est un outil puissant, mais qui exige d’être compris et géré avec rigueur.

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Créer une LLC américaine étape par étape : de l’idée à la structure opérationnelle

La création d’une LLC aux États-Unis en tant qu’étranger suit une logique simple sur le papier, mais chaque étape a ses pièges. Pour illustrer, imaginons “Nadia”, e-commerçante basée à Lyon, qui veut vendre des produits physiques à l’international avec des paiements en dollars et un accès à Amazon US. Son objectif : structurer une LLC propre, exploitable rapidement, sans se prendre un mur avec sa banque ou l’IRS.

Choisir l’État et le nom de la LLC : décision de départ stratégique

La première décision est souvent sous-estimée : dans quel État créer la LLC et sous quel nom. Le nom doit être disponible dans le registre de l’État (Secretary of State) et ne pas créer de confusion avec une entité déjà existante. Pour Nadia, cela signifie vérifier en ligne que “Global Horizon LLC” est libre dans l’État visé.

Le choix de l’État, lui, dépend de l’activité, du budget et du besoin de confidentialité. Des États comme le Wyoming sont populaires pour la protection des actifs et des coûts raisonnables, le Nouveau-Mexique pour des frais faibles et une bonne confidentialité, et le Delaware pour sa réputation auprès des investisseurs. Pour 90 % des freelances et e-commerçants non-résidents, Wyoming ou Nouveau-Mexique offrent un bon équilibre entre coûts, simplicité et image.

Désignation du Registered Agent et dépôt des statuts

Deuxième étape, obligatoire dans tous les États : nommer un Registered Agent. C’est le représentant légal de la LLC dans l’État, chargé de recevoir les notifications officielles, les courriers juridiques et certaines correspondances fiscales. Sans lui, la société peut être radiée ou considérée comme non conforme. Les services spécialisés incluent généralement cette fonction dans leurs forfaits de création.

Une fois l’agent nommé, place au dépôt des Articles of Organization. Ce document contient les informations de base : nom de la LLC, adresse, nom du Registered Agent, parfois l’objet de l’activité. C’est la “naissance officielle” de la société. Selon l’État, les frais de dépôt varient, souvent entre 50 et 500 dollars. À cela s’ajoutent parfois des rapports annuels ou des taxes fixes qui peuvent monter jusqu’à plusieurs centaines de dollars par an.

Operating Agreement, EIN et ouverture bancaire

Beaucoup d’entrepreneurs considèrent l’Operating Agreement comme optionnel. Mauvais réflexe. Ce contrat interne fixe les règles du jeu : répartition des parts, pouvoirs de décision, modalités d’entrée ou de sortie d’un associé, gestion des bénéfices. Même pour une LLC à un seul membre, ce document aide à prouver la séparation entre personne physique et société, ce qui renforce la protection en cas de litige.

Vient ensuite une étape clé : l’obtention de l’EIN (Employer Identification Number) auprès de l’IRS. C’est l’équivalent d’un SIRET américain. Impossible d’ouvrir un compte bancaire US sérieux ou de travailler avec la plupart des processeurs de paiement sans ce numéro. Pour un non-résident sans numéro de sécurité sociale US, la procédure peut être un peu plus longue, mais reste faisable à distance avec les bons formulaires.

Une fois l’EIN obtenu, la LLC peut ouvrir un compte bancaire professionnel en dollars. Les néobanques comme Mercury, Relay ou certaines solutions type Wise Business facilitent l’ouverture à distance. Les banques traditionnelles restent plus exigeantes, voire demandent une présence physique, mais cela évolue progressivement avec la montée du business international.

Coûts typiques et premiers réflexes de gestion

En additionnant les différents postes, Nadia peut anticiper :

  • Frais de constitution de la LLC : souvent entre 100 et 400 dollars selon l’État.
  • Service de Registered Agent : environ 50 Ă  200 dollars par an.
  • Rapports annuels ou franchise fee : entre 50 et 800 dollars par an selon l’État.
  • Éventuels frais d’accompagnement pour l’EIN et la structuration : variables selon les prestataires.

Pour éviter de découvrir ces coûts au fil de l’eau, un tableau comparatif par État est utile dès le départ. La plupart des créateurs sérieux prennent le temps de simuler le coût sur trois ans, pas seulement la première année de création. Des comparatifs plus détaillés sont d’ailleurs proposés dans des ressources comme ce dossier sur la création d’entreprise américaine.

Une fois la société opérationnelle, les premiers réflexes à adopter sont simples : compte bancaire dédié, comptabilité propre, archivage des factures, signature des contrats au nom de la LLC uniquement. Sans ces bases, la protection juridique peut être fragilisée, notamment si la frontière entre fonds personnels et fonds professionnels est floue.

En résumé, monter une LLC n’est pas “compliqué”, mais c’est une suite d’étapes à respecter sans improvisation. Le vrai risque ne vient pas du formulaire en ligne, mais de tout ce qui entoure la structure : fiscalité, banque, conformité, relation avec le pays de résidence.

Fiscalité d’une LLC américaine pour étrangers : impôts, double imposition et pièges à éviter

C’est souvent là que tout se joue. Beaucoup d’entrepreneurs étrangers entendent que leur LLC américaine peut ne payer aucun impôt aux USA. La phrase n’est pas fausse, mais elle est incomplète. Pour ne pas se faire rattraper par le fisc américain ou français, il faut comprendre trois notions : la transparence fiscale de la LLC, la notion de revenu d’origine américaine (US source income) et le statut “non-ETBUS”.

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Par défaut, une LLC est ce qu’on appelle une “pass-through entity”. Elle ne paie pas d’impôt fédéral sur les sociétés comme une C-Corp. Les bénéfices remontent vers les associés, qui les déclarent dans leur pays de résidence. Mais ce principe ne signifie pas “zéro impôt partout”. Il signifie “impôt là où le résident est fiscalement établi”, sous réserve des conventions internationales.

Pour un non-résident, l’élément clé est de savoir si la LLC est considérée comme “Engaged in Trade or Business in the US” (ETBUS). Si la société n’a pas d’employés, pas de bureau physique et ne cible pas directement le marché américain, elle peut être considérée comme “non-ETBUS”. Dans ce cas, les revenus ne sont pas taxés aux États-Unis, mais ils le seront dans le pays de résidence de l’associé. C’est ce qui permet, dans certains cas, de bénéficier d’une non-imposition fédérale tout en restant dans un cadre légal.

À l’inverse, si la LLC a des clients américains, un stock aux États-Unis, une équipe sur place ou une présence économique substantielle, tout change. Les revenus sont alors considérés comme d’origine américaine, et une imposition aux États-Unis entre en jeu. L’analyse devient plus technique et nécessite souvent un avis d’expert. C’est là que des ressources comme ce guide sur les impôts et taxes des LLC américaines sont utiles pour clarifier les cas concrets.

Pour un résident français, la convention fiscale France–États-Unis joue un rôle central. Elle vise à éviter d’être imposé deux fois sur le même revenu. Si un bénéfice est imposé en France, la convention prévoit des mécanismes pour limiter la double imposition. Encore faut-il déclarer correctement les revenus de la LLC dans la déclaration française, ce que beaucoup oublient en croyant qu’une absence d’impôt aux USA signifie “invisibilité fiscale”. Cette confusion mène parfois à des redressements coûteux.

Il ne faut pas non plus négliger les obligations déclaratives côté américain. Même sans impôt dû, une LLC détenue par des non-résidents doit déposer certains formulaires informatifs, typiquement des formulaires du type 5472/1120 pour certaines configurations. Le non-respect de ces obligations peut entraîner des amendes de plusieurs dizaines de milliers de dollars, sans même parler d’impôt. Beaucoup d’entrepreneurs découvrent ces règles après coup, au moment où une lettre de l’IRS tombe dans leur boîte mail.

Depuis 2024, une nouvelle exigence est venue renforcer la transparence : la déclaration des bénéficiaires effectifs auprès du FinCEN (BOI Report). Cette obligation concerne la plupart des LLC créées aux États-Unis. Elle impose de déclarer qui contrôle réellement la société, avec des informations d’identité précises. L’objectif est de lutter contre le blanchiment et l’opacité. Pour les non-résidents, c’est un rappel clair : la confidentialité a des limites, et une LLC ne peut pas servir de cachette.

Pour synthétiser les grandes lignes fiscales, le tableau suivant aide à visualiser les scénarios typiques :

Situation Impôt aux USA Impôt dans le pays de résidence Points de vigilance
LLC non-ETBUS, clients hors USA Généralement 0 % au fédéral Oui, selon les règles locales Respect de la convention fiscale, déclarations annuelles IRS
LLC avec clients US et présence économique Oui, imposition possible sur revenus US Oui, avec crédit d’impôt éventuel Analyse détaillée de la source des revenus
LLC ignorée fiscalement détenue par résident français Variable selon ETBUS Imposition à l’IR ou IS en France Obligations de déclaration d’avoirs à l’étranger

Pour creuser ces questions et la mécanique de la double imposition France–USA, des ressources comme ce dossier sur la double imposition et cette analyse de la convention fiscale France–États-Unis permettent de poser les bases avant d’engager des montages complexes.

La conclusion logique est simple : une LLC peut être un formidable outil fiscal, mais ce n’est pas une faille. Jouer la carte de la transparence, déclarer ce qui doit l’être et se faire accompagner avant de signer des contrats importants reste la meilleure stratégie pour dormir tranquille.

Choisir l’État de sa LLC et adapter la structure à son business réel

La question de l’État de constitution est souvent résumée à une bataille “Wyoming vs Delaware”. La réalité est plus nuancée. Le bon État est celui qui sert votre modèle économique réel, votre niveau de risque et votre stratégie à moyen terme. Le choix ne sera pas le même pour un investisseur immobilier, un e-commerçant, un consultant B2B ou une future startup en quête de levée de fonds.

Pour un freelance ou consultant international qui facture des clients en ligne, la priorité est souvent la simplicité et la protection. Des États comme le Wyoming offrent une combinaison intéressante : frais de constitution raisonnables, bonne protection des membres, procédures claires, et une image professionnelle suffisante pour la majorité des partenaires.

Le Nouveau-Mexique est apprécié pour ses coûts bas et l’absence de rapport annuel dans certains cas, ce qui réduit la facture à long terme. La confidentialité des membres y est également plus affirmée. En revanche, certaines banques traditionnelles connaissent moins ce profil de LLC, ce qui peut demander un peu plus de pédagogie lors des démarches.

Le Delaware, lui, garde un prestige particulier. Historiquement choisi par les grandes entreprises et les startups visant le capital-risque, il bénéficie d’une jurisprudence riche et d’une image très “corporate”. Pour un entrepreneur qui prévoit une levée de fonds significative ou l’entrée de fonds d’investissement, une Delaware LLC (ou C-Corp) peut rassurer certains acteurs. Mais pour un e-commerçant solo ou une agence marketing de trois personnes, ce surplus d’image n’est pas toujours nécessaire par rapport au coût plus élevé.

Pour un investisseur immobilier étranger qui achète quelques biens aux États-Unis, la LLC reste souvent la structure de base recommandée pour limiter la responsabilité. On voit souvent des montages avec une LLC par bien ou par groupe de biens, selon le niveau de risque et le budget. L’objectif est d’éviter qu’un problème sur un actif ne contamine tous les autres. Sur ces questions, des ressources plus larges sur l’investissement comme ce guide pour investir aux États-Unis complètent la réflexion.

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Dans tous les cas, garder une chose en tête : l’État du siège ne remplace pas la réalité de votre business. Si vous vendez massivement à des clients d’un État précis, que vous y avez un entrepôt ou une équipe, cet État peut vous imposer certaines taxes, même si votre LLC est créée ailleurs. C’est le cas, par exemple, pour certaines taxes de vente (sales tax) ou obligations locales.

Un autre choix structurant est la composition de la LLC : un seul membre ou plusieurs, associée ou non à une holding, détenue par une personne physique ou morale. Pour un premier projet simple, une LLC à un membre, détenue directement par l’entrepreneur, reste souvent la voie la plus lisible. Pour des montages plus patrimoniaux, une holding française ou européenne qui détient la LLC peut être envisagée, mais avec des implications fiscales plus lourdes à analyser.

Pour un entrepreneur qui débute, la bonne approche consiste à lister quelques questions simples :

  • OĂą se situent rĂ©ellement mes clients et mes flux de revenus ?
  • Est-ce que je vise une levĂ©e de fonds ou un dĂ©veloppement organique ?
  • Quel niveau de confidentialitĂ© est vraiment indispensable pour mon activitĂ© ?
  • Quel budget annuel suis-je prĂŞt Ă  consacrer aux frais fixes de la structure ?

Ce travail préparatoire évite d’opter pour un État “à la mode” qui ne correspond pas à la réalité du projet. Il permet aussi de choisir une combinaison structure + État qui optimise à la fois la fiscalité, la sécurité juridique et la crédibilité commerciale. En d’autres termes, la LLC devient un outil au service du business, pas l’inverse.

LLC américaine et opportunités business pour les entrepreneurs francophones

Au-delà des aspects juridiques et fiscaux, une LLC américaine bien structurée ouvre des portes concrètes côté business. C’est particulièrement vrai dans un contexte où l’économie américaine reste un moteur majeur du commerce mondial, sujet largement analysé dans des ressources comme ce point sur l’économie américaine. Pour un entrepreneur francophone, la question n’est pas seulement “combien cela coûte de créer une LLC”, mais “qu’est-ce que cela débloque comme opportunités réelles ?”.

Pour les business en ligne (SaaS, infopreneuriat, e-commerce, marketing d’affiliation), avoir une société américaine peut simplifier l’accès à certains partenaires, plateformes et clients. Une entreprise basée aux États-Unis rassure souvent plus qu’une micro-structure inconnue à l’international. Elle permet aussi d’afficher des prix en dollars, de proposer des moyens de paiement locaux, d’apparaître comme un acteur global plutôt que purement local.

Les e-commerçants y voient un moyen d’entrer sur des plateformes comme Amazon US sous un profil plus solide, de gérer des stocks dans des entrepôts américains, de traiter les retours avec plus d’agilité. Les marges ne se jouent pas seulement sur le prix d’achat ou de vente, mais aussi sur la confiance, la logistique et les moyens de paiement. Une LLC bien montée devient ici un levier pour augmenter le chiffre d’affaires, pas seulement un sujet administratif.

Pour les petits investisseurs qui veulent tester des tickets modérés dans l’immobilier, les tax liens ou d’autres véhicules, une LLC permet de cloisonner les risques et de structurer ses opérations proprement. Plutôt que d’acheter en nom propre, on loge les actifs dans une structure dédiée. Des contenus spécialisés sur les petits investissements américains montrent bien comment cette approche permet d’apprendre en limitant les dégâts potentiels.

Enfin, la LLC est un bon outil pour développer des business rentables aux États-Unis sans nécessairement s’y expatrier. Qu’il s’agisse de services B2B, d’agences digitales, de solutions techniques vendues à des clients US ou d’affiliation orientée marché américain, une structure locale crédibilise le discours et simplifie la contractualisation. Sur ce terrain, un contenu comme ce panorama des business rentables aux États-Unis donne un aperçu des modèles qui fonctionnent vraiment plutôt que ceux qui font rêver sur les réseaux sociaux.

La clé, encore une fois, reste de garder les pieds sur terre. Une LLC ne remplace ni un produit solide, ni une offre claire, ni un marketing maîtrisé. C’est une infrastructure légale et fiscale qui vous place dans de meilleures conditions pour exploiter ces modèles. Elle ne fera pas les ventes à votre place, mais elle permettra de les encaisser proprement, de les déclarer correctement, et de sécuriser votre position vis-à-vis des administrations des deux côtés de l’Atlantique.

Pour un entrepreneur francophone prêt à se donner le temps d’apprendre, cette combinaison – structure américaine + compréhension des règles + modèle économique testé – devient un vrai avantage compétitif. À l’inverse, ceux qui réduisent la LLC à un simple “truc fiscal” sans s’intéresser au business réel finissent souvent par abandonner ou par payer le prix de leurs raccourcis.

Une LLC aux États-Unis est-elle réservée aux résidents ou expatriés ?

Non. Les États-Unis autorisent totalement les non-rĂ©sidents Ă  crĂ©er et dĂ©tenir une LLC. Aucun visa ni permis de travail n’est nĂ©cessaire pour constituer la sociĂ©tĂ© et en ĂŞtre propriĂ©taire. En revanche, si vous souhaitez travailler physiquement sur le territoire, la question du visa se pose sĂ©parĂ©ment. La majoritĂ© des crĂ©ateurs francophones gèrent leur LLC Ă  distance, depuis leur pays de rĂ©sidence.

Est-ce qu’une LLC amĂ©ricaine permet vraiment de ne payer aucun impĂ´t ?

Ce n’est pas automatique. Une LLC peut, dans certains cas, ne pas ĂŞtre imposĂ©e aux États-Unis si elle n’a pas de revenus d’origine amĂ©ricaine et si elle est entièrement dĂ©tenue par des non-rĂ©sidents (statut non-ETBUS). Mais les bĂ©nĂ©fices restent imposables dans votre pays de rĂ©sidence fiscale, par exemple la France. La convention fiscale entre la France et les États-Unis vise Ă  Ă©viter de payer deux fois, pas Ă  supprimer toute imposition.

Combien de temps faut-il pour créer une LLC en pratique ?

Dans la plupart des États, l’enregistrement des statuts prend de quelques heures Ă  quelques jours ouvrĂ©s une fois le dossier complet. L’obtention de l’EIN peut ajouter quelques jours supplĂ©mentaires selon la mĂ©thode utilisĂ©e. En gĂ©nĂ©ral, un entrepreneur qui s’y prend sĂ©rieusement peut disposer d’une LLC opĂ©rationnelle (statuts + EIN + compte bancaire en ligne) en une Ă  deux semaines.

Puis-je utiliser une LLC pour encaisser sur Stripe, PayPal ou Amazon ?

Oui, c’est l’un des principaux intĂ©rĂŞts de la structure. Avec une LLC dĂ»ment constituĂ©e, un EIN valide, une adresse postale amĂ©ricaine et un compte bancaire US, vous pouvez ouvrir des comptes professionnels Stripe US, PayPal Business USA, Amazon Seller ou Shopify Payments. Les plateformes demandent toutefois des justificatifs, d’oĂą l’importance d’une LLC proprement créée et documentĂ©e.

Dois-je obligatoirement passer par un avocat pour créer ma LLC ?

La loi n’impose pas de passer par un avocat pour crĂ©er une LLC. Beaucoup d’entrepreneurs Ă©trangers utilisent des services spĂ©cialisĂ©s ou gèrent certaines Ă©tapes eux-mĂŞmes. En revanche, dès qu’il est question de montages complexes, d’investissements importants ou de prĂ©sence forte sur le marchĂ© amĂ©ricain, l’avis combinĂ© d’un expert fiscal et d’un professionnel du droit amĂ©ricain est fortement recommandĂ© pour Ă©viter des erreurs coĂ»teuses.

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