Créer une LLC in the USA : la méthode simple pour les entrepreneurs français

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Créer une LLC aux États-Unis n’est plus réservé aux startuppers de San Francisco ou aux expatriés installés à New York. De plus en plus d’entrepreneurs français pilotent leur activité depuis Paris, Lyon ou Montréal avec une structure américaine simple, solide et taillée pour le business digital. La promesse est claire : protection du patrimoine, flexibilité fiscale, crédibilité internationale. Mais derrière les vidéos YouTube et les promesses de “société en 5 minutes”, la réalité est plus exigeante : choix de l’État, obligations fiscales des non-résidents, risques de pénalités si les déclarations sont mal gérées.

L’enjeu n’est donc pas seulement de “créer une LLC in the USA”, mais de la créer au bon endroit, pour les bonnes raisons, avec la bonne méthode. Un e-commerçant français n’a pas les mêmes besoins qu’un consultant B2B ou qu’un investisseur immobilier. Un mauvais montage peut transformer un outil puissant en bombe fiscale à retardement. À l’inverse, une LLC bien pensée devient une vraie rampe de lancement vers le marché américain : compte bancaire en dollars, contrats avec des clients US, intégration fluide avec les grandes plateformes (Stripe, Amazon, Upwork…).

L’objectif ici est simple : expliquer, étape par étape, comment un entrepreneur français peut utiliser la LLC comme un outil stratégique, sans tomber dans les pièges classiques. De la sélection de l’État aux obligations IRS, en passant par le lien avec la fiscalité française, tout sera abordé avec un angle terrain. Pas de promesses magiques, mais une méthode claire pour décider si cette structure est adaptée à votre projet, et comment l’exploiter sans jouer à cache-cache avec les administrations.

En bref :

  • La LLC amĂ©ricaine est une structure flexible qui protège le patrimoine personnel et facilite le business international des entrepreneurs français.
  • CrĂ©er une LLC est lĂ©gal et possible sans ĂŞtre rĂ©sident amĂ©ricain, mais suppose de respecter des règles fiscales en France et aux États-Unis.
  • Le choix de l’État (Wyoming, Delaware, Nouveau-Mexique, Floride, etc.) influence fortement les coĂ»ts, la confidentialitĂ© et la charge administrative.
  • L’obtention de l’EIN, la rĂ©daction de l’Operating Agreement et la dĂ©signation d’un Registered Agent sont des Ă©tapes incontournables.
  • Ignorer les dĂ©clarations IRS, le BOI/FinCEN ou la dĂ©claration en France peut coĂ»ter des dizaines de milliers d’euros en pĂ©nalitĂ©s.
  • Une LLC est particulièrement adaptĂ©e aux freelances, e-commerçants, consultants, crĂ©ateurs de contenu et investisseurs exposĂ©s au marchĂ© US.
  • Avant d’agir, il est crucial de comprendre la fiscalitĂ© franco-amĂ©ricaine et de se faire accompagner par des spĂ©cialistes sĂ©rieux.

Créer une LLC in the USA : comprendre la structure avant de signer

Avant de remplir le moindre formulaire, un entrepreneur français doit comprendre ce qu’est réellement une LLC américaine et en quoi elle diffère d’une structure française classique. Une LLC (“Limited Liability Company”) est une entité juridique distincte de ses propriétaires, appelée à combiner responsabilité limitée et souplesse de gestion. Ce n’est ni une copie d’EURL, ni une SAS déguisée ; c’est un outil à part entière, construit pour le droit anglo-saxon et le business rapide.

Sur le plan juridique, la LLC agit comme un bouclier : en cas de litige, seuls les actifs de la société sont engagés, à condition d’éviter les mélanges de comptes et les montages fantaisistes. Concrètement, si un client américain attaque votre activité, votre maison en France ou votre épargne personnelle ne sont pas censées être touchées. Cette séparation nette entre entreprise et vie privée est l’un des arguments les plus puissants pour des freelances ou e-commerçants habitués à tout faire passer sur leur compte perso.

Sur le plan fiscal, une LLC est par défaut une entité dite “transparente” ou “semi-transparente” : ce ne sont pas les profits de la société qui sont imposés, mais ceux de ses membres. Pour un entrepreneur français, cela signifie que les revenus de la LLC finissent, tôt ou tard, dans sa déclaration personnelle en France, avec les formulaires adéquats. Côté États-Unis, l’IRS prévoit différents régimes selon que la LLC a un seul associé ou plusieurs, et selon qu’il s’agit de non-résidents.

Ce fonctionnement ouvre une vraie marge de manœuvre : une LLC peut, si nécessaire, être requalifiée en corporation (C-Corp) pour certains montages, mais la grande majorité des entrepreneurs français restent sur le mode “pass-through”. L’important est de ne pas fantasmer la LLC comme un “paradis fiscal portable”, mais comme un cadre lisible, reconnu, et relativement prévisible quand il est bien compris. Les informations détaillées sur le fonctionnement interne et les avantages concrets peuvent être approfondies sur des ressources spécialisées comme ce guide sur le fonctionnement et les avantages d’une LLC aux États-Unis.

Pour illustrer de manière concrète, prenons le cas de Clara, développeuse freelance basée à Nantes. Elle facture aujourd’hui des clients américains via une micro-entreprise française, en euro, avec des frais bancaires élevés et une image peu lisible pour ses interlocuteurs US. En structurant son activité via une LLC américaine, Clara obtient un EIN, un compte bancaire en dollars, un contrat sous droit US, tout en continuant à vivre et à être imposée en France. Sa relation avec ses clients change : elle passe du statut “prestataire étranger” à celui de “fournisseur US”, avec un cadre plus rassurant pour les entreprises américaines.

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Comprendre la LLC, c’est donc accepter que l’outil est puissant, mais qu’il n’efface ni l’impôt français, ni les obligations américaines. Une fois cette réalité intégrée, la question suivante devient logique : dans quel État créer cette fameuse LLC pour optimiser coûts, simplicité et sécurité ?

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Choisir l’État pour créer une LLC in the USA quand on est français

Le choix de l’État est souvent la première erreur des entrepreneurs français. Beaucoup se jettent sur le Delaware parce qu’ils ont lu que “toutes les grandes boîtes sont là-bas”. En réalité, un indépendant qui vend des prestations en ligne n’a pas les mêmes besoins qu’une multinationale cotée au Nasdaq. Pour un créateur de contenu, un consultant ou un e-commerçant, des États comme Wyoming, Nouveau-Mexique ou parfois Floride sont souvent plus logiques et moins coûteux.

Chaque État a ses règles, ses taxes, ses frais annuels et son niveau de formalités. Certains exigent une comptabilité lourde, d’autres sont presque minimalistes pour les LLC sans activité locale. L’État idéal dépend de votre activité (physique ou 100 % en ligne), de la localisation de vos clients, et de votre tolérance à la paperasse. Un entrepreneur français qui vend uniquement en ligne, sans employés américains ni entrepôt, n’a pas les mêmes contraintes qu’un restaurateur qui ouvre un établissement à Miami.

Pour y voir clair, il est utile de comparer les grandes options que les non-résidents choisissent le plus souvent.

État Atout principal Frais de création approximatifs Coût annuel (taxes d’État) Niveau de formalités
Wyoming Confidentialité, faible coût, pas d’impôt sur le revenu de l’État ~100 $ ~60 $ / an Très léger, adapté aux non-résidents
Nouveau-Mexique Anonymat des membres, coûts bas ~50–100 $ Frais annuels faibles Peu de formalités, pas de rapport financier public
Delaware Droit des affaires très développé, image “corporate” ~90–150 $ Franchise tax + rapport annuel Plus technique, surtout utile pour levées de fonds
Floride Idéal si présence physique ou marché local ~125 $ Rapport annuel payant Adapté aux sociétés avec ancrage local
Californie Marché énorme, mais fiscalité lourde Élevés ~800 $ / an minimum Fortes obligations, à éviter sans vraie présence

Revenons à un exemple concret : Mathieu lance une boutique de print-on-demand, expédiée par un fournisseur américain vers des clients au Canada et aux États-Unis. Il opère depuis la France, sans stock ni bureau sur le sol américain. Dans son cas, un Wyoming ou un Nouveau-Mexique offrent des coûts maîtrisés et une gestion simplifiée. En revanche, s’il décide demain d’ouvrir un entrepôt en Floride, la logique l’amènera à enregistrer sa présence dans cet État, voire à y déplacer sa structure.

Inversement, Céline, fondatrice d’une startup SaaS ambitieuse qui vise une levée de fonds auprès d’investisseurs américains, aura probablement intérêt à regarder le Delaware de près. Non pas pour un bénéfice fiscal immédiat, mais parce que cet État est la norme pour les fonds US, avec un système juridique spécialisé dans les litiges d’affaires. On ne choisit donc pas le même État pour une SaaS en hypercroissance et pour une activité de consulting solo.

Pour les entrepreneurs français qui démarrent, un bon réflexe consiste à se poser trois questions simples : où sont réellement les clients, y aura-t-il des salariés ou un local sur place, et quel budget annuel est acceptable pour les frais fixes de la structure ? En fonction des réponses, le choix de l’État devient beaucoup plus rationnel. Pour aller plus loin sur ces arbitrages, un contenu détaillé est disponible via des ressources dédiées à la création de société, comme ce guide pratique pour créer une LLC aux États-Unis.

Une chose est sûre : copier l’État de quelqu’un d’autre sans analyser sa propre situation est l’un des meilleurs moyens de payer trop cher ou de se compliquer la vie pour rien.

Étapes concrètes pour créer une LLC in the USA depuis la France

Une fois l’État choisi, la création en elle-même est plutôt rapide. Ce n’est pas là que se cache la difficulté. Le vrai sujet est de suivre une séquence claire pour éviter les oublis qui, plus tard, feront tomber la protection juridique ou déclencheront l’attention de l’IRS. La bonne nouvelle, c’est qu’un entrepreneur français peut tout faire à distance, sans se déplacer aux États-Unis.

La première étape est la sélection du nom de la société. Il doit intégrer la mention “LLC” ou “L.L.C.” et respecter les règles locales : pas de termes réglementés comme “bank” ou “insurance” sans autorisation. L’idéal est de vérifier à la fois la disponibilité du nom au niveau de l’État et le nom de domaine associé. Un nom prononçable en français et en anglais est un vrai plus pour une marque qui veut jouer sur les deux marchés.

Vient ensuite la désignation du Registered Agent. Ce prestataire, basé dans l’État choisi, reçoit les courriers officiels pour le compte de la LLC : assignations en justice, notifications administratives, rappels d’échéances. Son rôle est stratégique : sans agent à jour, l’État peut suspendre ou dissoudre la société. Les services sérieux facturent en général entre 50 et 150 dollars par an. Tenter d’économiser sur ce poste est rarement une bonne idée.

La troisième étape consiste à déposer les Articles of Organization, l’acte fondateur de la LLC. On y trouve les informations de base : nom de la société, adresse, identité du Registered Agent, éventuelle durée de vie de la société, et identité des membres dans certains États. Le dépôt se fait en ligne dans la majorité des cas, pour un coût variant d’environ 50 à 500 dollars selon la juridiction choisie. Une fois validés, ces Articles donnent naissance officiellement à la structure.

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Beaucoup d’entrepreneurs s’arrêtent là. C’est une erreur. La quatrième étape, souvent négligée, est la rédaction de l’Operating Agreement. Ce document interne définit les règles du jeu : répartition des parts, droits de vote, modalités de sortie d’un associé, règles de distribution des profits. Même pour une LLC à associé unique, disposer d’un Operating Agreement solide contribue à prouver que la société est une entité séparée et sérieuse. En cas de litige, les juges regardent si la structure est gérée comme une “vraie” entreprise.

Ensuite vient le cœur opérationnel : l’obtention de l’EIN (Employer Identification Number) auprès de l’IRS. Ce numéro est indispensable pour ouvrir un compte bancaire professionnel aux États-Unis, se connecter à certaines plateformes de paiement, déclarer ses revenus aux autorités américaines et, plus largement, être reconnu comme entité fiscale. La demande est gratuite et se réalise directement sur le site de l’IRS, même pour un non-résident, avec un peu de méthode.

Une dernière brique complète le dispositif : l’ouverture du compte bancaire professionnel US. Deux grandes options coexistent. D’un côté, les banques traditionnelles (Chase, Bank of America, Wells Fargo) offrent une image très rassurante pour certains partenaires, mais exigent souvent une présence physique et une lourde documentation. De l’autre, des solutions en ligne comme Mercury, Relay ou Wise Business permettent à un entrepreneur français de gérer ses encaissements en dollars sans billet d’avion, en s’appuyant sur son EIN et les documents de création de la LLC.

Pour qu’un entrepreneur français ne se perde pas dans ces étapes, une liste synthétique peut servir de fil rouge opérationnel.

  • DĂ©finir clairement l’activitĂ©, la cible et la nĂ©cessitĂ© rĂ©elle d’une prĂ©sence US.
  • Choisir l’État de crĂ©ation en fonction des coĂ»ts, de la fiscalitĂ© et de la prĂ©sence locale ou non.
  • VĂ©rifier la disponibilitĂ© du nom de la LLC et du nom de domaine associĂ©.
  • SĂ©lectionner un Registered Agent fiable dans l’État retenu.
  • DĂ©poser les Articles of Organization auprès du Secretary of State.
  • RĂ©diger un Operating Agreement cohĂ©rent, mĂŞme en cas d’associĂ© unique.
  • Obtenir l’EIN auprès de l’IRS, en indiquant correctement le statut de non-rĂ©sident.
  • Ouvrir un compte bancaire professionnel US et sĂ©parer strictement finances pro et perso.
  • Mettre en place un calendrier des obligations annuelles (rapports, taxes, dĂ©clarations fiscales).

Suivre ces étapes permet de transformer un projet flou de “société aux USA” en une structure concrète, exploitable et conforme. La partie suivante va justement aborder les pièges à éviter pour que cette belle mécanique ne se retourne pas contre son créateur.

Fiscalité et conformité : sécuriser sa LLC in the USA quand on vit en France

Créer une LLC est simple ; la gérer fiscalement, beaucoup moins si l’on se contente de tutoriels approximatifs. Un entrepreneur français reste avant tout résident fiscal de France, sauf changement clair de situation (expatriation, rupture du foyer fiscal, etc.). Autrement dit, l’administration française attend que l’intégralité de ses revenus mondiaux soit déclarée, y compris ceux issus d’une LLC américaine.

Côté États-Unis, l’IRS ne plaisante pas non plus. Même si la LLC ne réalise pas de chiffre d’affaires sur le sol américain, certaines déclarations restent obligatoires pour les non-résidents. C’est le cas, notamment, des formulaires 1120 et 5472 pour une LLC à associé unique non-résident traitée comme “disregarded entity”, ou des formulaires 1065 et K-1 pour les LLC à plusieurs membres. L’oubli de ces formulaires peut entraîner des pénalités pouvant atteindre 25 000 dollars par formulaire manquant et par an.

Du côté français, la convention fiscale franco-américaine reconnaît la spécificité de la LLC. Concrètement, les revenus imposables de cette structure doivent remonter dans la déclaration personnelle du résident français, via des formulaires comme le 2047 (revenus étrangers), le 2042 C PRO (bénéfices professionnels) et le 3916 (comptes bancaires à l’étranger). Un entrepreneur qui ignore ces règles s’expose à des majorations pouvant atteindre 80 % et, dans les cas extrêmes, à des sanctions pénales.

À cela s’ajoute la déclaration des bénéficiaires effectifs auprès du FinCEN (BOI – Beneficial Ownership Information). Depuis 2024, la règle a été renforcée, puis temporairement assouplie en 2025, mais la logique reste la même : l’administration américaine veut savoir qui se cache derrière les entités juridiques. Pour un entrepreneur français, cela signifie communiquer des informations personnelles (identité, adresse, numéro de passeport) sur les personnes qui contrôlent réellement la LLC. Ne pas suivre l’évolution de ces règles serait jouer avec le feu.

Au-delà des formulaires, l’enjeu clé est la cohérence. Une LLC qui prétend être “sans activité américaine” tout en ayant un entrepôt à Miami, des salariés en Californie et un gros volume de ventes à des consommateurs US ne passera pas inaperçue. L’administration américaine regarde le lieu de création de la valeur, pas seulement l’adresse inscrite sur un document. Les entrepreneurs francophones qui réussissent à long terme sont ceux qui construisent leur structure avec une vision claire : où est créé le service, où sont les clients, quels pays ont un droit de regard sur les bénéfices.

Sur ce terrain, se faire accompagner ne doit pas être vu comme un luxe, mais comme un coût de sécurité. Entre un montage improvisé et un conseil solide, la différence peut représenter des dizaines de milliers d’euros d’impôts et de pénalités évités sur plusieurs années. Des ressources spécialisées sur la fiscalité américaine et les conventions internationales, comme les analyses disponibles sur la fiscalité et les taxes des LLC américaines, sont précieuses pour structurer sa réflexion avant de signer le moindre document.

  LLC sociĂ©tĂ© : comprendre son fonctionnement et ses avantages aux USA

En résumé, une LLC américaine ne permet pas de disparaître des radars fiscaux. En revanche, bien utilisée, elle permet de bénéficier d’un système prévisible, d’éviter la double imposition abusive et de structurer son activité internationale de façon lisible. La clé, c’est de considérer la fiscalité comme un paramètre de gestion, pas comme un jeu de cache-cache.

Pour quels entrepreneurs français la LLC in the USA est-elle vraiment pertinente ?

La LLC américaine n’est pas un gadget que l’on crée “pour voir”. C’est un outil destiné à des entrepreneurs qui ont une vraie logique d’activité internationale ou une exposition au marché américain. Certains profils en tirent un bénéfice immédiat, d’autres y gagneront peu par rapport à une structure française classique, voire se compliqueront inutilement la vie.

Les premiers profils gagnants sont les freelances et consultants qui facturent déjà des clients américains : développeurs, designers, experts marketing, coachs B2B, consultants techniques. Pour eux, la LLC offre un cadre contractuel en droit US, un compte bancaire en dollars, une image de prestataire local, tout en restant physiquement installés en France. Les plateformes américaines (SaaS, marketplaces de freelancing, outils de paiement) sont aussi plus à l’aise pour travailler avec une entité américaine qu’avec un indépendant étranger.

Autre profil typique : les e-commerçants, dropshippers et marques DTC qui vendent à des clients nord-américains. La présence d’une entité américaine rassure les fournisseurs, facilite l’accès à certains entrepôts et prestataires logistiques, et simplifie parfois le traitement de la TVA locale (sales tax) via des intermédiaires spécialisés. Pour une boutique qui réalise une part significative de son chiffre d’affaires auprès de clients US, créer une LLC devient un mouvement logique.

Les créateurs de contenu et infopreneurs qui monétisent via YouTube, TikTok, plateformes d’affiliation ou ventes de formations à un public international figurent eux aussi parmi les profils pour qui la LLC peut faire sens. Une structure américaine leur permet de signer des contrats commerciaux plus structurés, de facturer en dollars, et d’accéder à certains réseaux d’affiliation réservés aux entités US. Là encore, la condition est d’avoir une vraie activité, pas seulement un projet théorique.

Enfin, il ne faut pas oublier les investisseurs immobiliers ou patrimoniaux qui souhaitent exposer une partie de leur capital au marché américain. Utiliser une LLC comme véhicule d’investissement permet de cloisonner les risques : un litige sur un bien situé à Houston ou à Atlanta ne remonte pas automatiquement au patrimoine privé français. Des montages plus avancés peuvent mêler plusieurs entités, mais la brique de base reste souvent la LLC.

À l’inverse, certains profils ont peu d’intérêt à passer par une LLC. C’est le cas, par exemple, d’un artisan ou d’un commerçant qui travaille exclusivement en France, sans ambition internationale, ou d’un consultant qui ne prévoit pas de clients hors de l’Union européenne. Pour ces situations, une EURL, une SASU ou une SARL française offrent en général un meilleur rapport bénéfice/complexité. L’idée n’est pas de multiplier les structures, mais d’utiliser l’outil adapté à la stratégie réelle.

Pour trancher, un bon test consiste à se projeter à deux ou trois ans. Si, à horizon court, le projet implique des clients, des partenaires ou des investissements significatifs aux États-Unis, créer une LLC a du sens. Dans le cas contraire, il est souvent plus sage de consolider d’abord l’activité en France avant de rajouter une couche de complexité internationale. Quoi qu’il en soit, la décision de créer une LLC in the USA doit suivre une logique de business, pas seulement un fantasme d’“adresse américaine” à afficher sur un site.

Un entrepreneur français doit-il résider aux États-Unis pour créer une LLC ?

Non. Un entrepreneur français peut créer et gérer une LLC américaine sans résidence ni visa aux États-Unis. Toutes les démarches se font à distance : choix de l’État, nomination d’un Registered Agent, dépôt des Articles of Organization, obtention de l’EIN, ouverture de compte bancaire. En revanche, l’absence de résidence n’exonère ni des obligations fiscales américaines (déclarations IRS adaptées aux non-résidents) ni de la déclaration des revenus de la LLC en France, si le dirigeant reste résident fiscal français.

Créer une LLC permet-il d’éviter totalement l’impôt ?

Non. La LLC n’est pas un outil d’évasion fiscale, mais une structure juridique et fiscale souple. Par défaut, elle est dite « transparente » : les bénéfices remontent vers les membres et sont imposés à leur niveau. Un résident fiscal français doit déclarer ses revenus mondiaux, y compris ceux de la LLC, en respectant la convention fiscale France–USA. Dans certains cas très spécifiques (résidence dans un pays qui ne taxe pas les revenus étrangers, absence d’activité effectuée sur le sol américain, bonne structuration des flux), la charge fiscale globale peut être optimisée, mais jamais en dehors des règles.

Quel est le coût réel d’une LLC pour un entrepreneur français ?

Au-delà des publicités qui annoncent des créations à 49 $, il faut compter un budget réaliste. La première année, entre les frais d’État (50 à 500 $ selon l’État), le Registered Agent (50 à 150 $), l’Operating Agreement, les éventuelles annonces légales et surtout l’accompagnement professionnel, un entrepreneur français doit prévoir en pratique 1 500 à 4 000 dollars. Chaque année ensuite, les frais de maintien (rapport annuel, Registered Agent, déclarations fiscales US, comptabilité et déclarations françaises) tournent souvent entre 1 200 et 3 500 dollars, en fonction de l’activité et du niveau d’accompagnement choisi.

Quelle différence entre une LLC américaine et une SARL française ?

La SARL française et la LLC américaine partagent l’idée de responsabilité limitée, mais leur fonctionnement diffère. La LLC offre une grande flexibilité sur la répartition des profits, les modes de gestion et le régime fiscal (entité translucide, corporation, etc.). Elle impose généralement moins de formalisme interne (pas d’assemblées générales obligatoires, peu d’exigences de dépôt public des comptes dans certains États). La SARL, plus encadrée, est mieux intégrée au droit social français et à la protection sociale des dirigeants. Le choix dépend donc moins d’une comparaison théorique que des marchés visés et du lieu de résidence fiscale de l’entrepreneur.

Quelles sont les principales erreurs à éviter avec une LLC in the USA ?

Les erreurs les plus fréquentes sont : choisir un État au hasard sans analyser l’activité réelle ; se contenter d’un service low-cost qui crée la structure sans expliquer les obligations fiscales ; négliger la rédaction de l’Operating Agreement ; mélanger les finances personnelles et celles de la LLC ; oublier les déclarations annuelles auprès de l’État et de l’IRS ; omettre de déclarer la société et les revenus associés en France. Chacune de ces erreurs peut annuler la protection juridique de la LLC ou déclencher des pénalités fiscales importantes, côté américain comme côté français.

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